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Milton L Staley

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> US Army -> USA - Biographie
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L'Amiral
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MessagePosté le: 22/01/2012 09:47:58    Sujet du message: Milton L Staley Répondre en citant

Bonjour tous, j'ai le plaisir de vous présenter l'histoire d'un de mes amis vétérans: Milton "Milt" Staley.
Son histoire est assez longue, je vous la posterais en plusieurs "morceaux"...






1er Partie Avant Guerre
Citation:
« Je suis né le 31 mai 1919 à Grand-Rapids dans le Minnesota. J’ai grandi dans une petite ferme à Swan Lake dans le Minnesota. Mon père, Harvey Addison Staley éleva ses trois garçons seuls. J’étais le plus jeune. Ma maman, Catherine, était née en Suède. Elle est décédée quand j’avais deux ans en donnant naissance à une petite fille, prénommé aussi Catherine. En plus, le bébé a été enlevé à l’hôpital et n’a jamais été retrouvé. Un de mes frères, James, qui avait deux ans de plus que moi est décédé en 1939 d’une leucémie, il avait 23 ans. C’était d’autant plus triste qu’il devait se marier trois semaines avant qu’il ne décède. Mon autre grand frère s’appelait Vern.
Vern était parachutiste et atterri le D-Day à 2:00 du matin. Il était attaché à la 82nd Airborne Division pour guider les tirs directs de l'USS Nevada et ses navires accompagnants. Il est décédé il y a quatre ans. J'ai le rapport du matin sur le moment où lui et trois autres soldats se sont rencontrés pour obtenir leur ordre sur leur mission. Sur les cinq, mon frère et un « Nash » survécurent à l'opération. Il y a eu un article parus dans le magazine LIFE pour ce qu'ils ont fait. Je suis très fier de lui. Le jour J, nous étions très proches l’un de l’autre, mais on ne le savais pas.
Mon père a donc élevé ses trois garçons seul et élever 3 garçons comme moi, ce n’était pas facile. Il était fermier mais s’occupait aussi beaucoup de politique. Il était très bien vu dans sa communauté. Lors de chaque deal, sa parole et sa poignée de main valaient de l’or. Je pense souvent à lui. Des années plus tard, il vendit la ferme et s’installa en Californie. Il est décédé il y a pas mal d’année maintenant. »
« J'ai aussi eu un demi-frère du nom d'Edward qui n'a jamais grandi avec moi et mes deux autres frères et que je n'ai jamais connu jusqu'à ce jour! Lui et moi nous avons été proche l’un de l’autre durant les années suivantes. Il était chez les Marines. »

« Je vais commencer à vous parler de notre maison, et l’emplacement de notre ferme. Mon père a construit une maison sur deux étages, avec la cuisine et la salle de séjour au rez de chaussée et les chambres à l’étage. C’était une maison assez grande, en hivers c’était très durs de la garder au chaud. L’hiver était très rigoureux dans le Nord du Minnesota, la température descendait bien en dessous des 35° à 40° sous zéro. »
Notre maison était situé près des rives d’un lac appelé Swan Lake où Lac des cygnes. Il fait un peu plus de 8 kilomètres de long sur presque 2 kilomètres de large. Je n’avais jamais réalisé, que bien plus tard, quand je fus adulte et maintenant quand j’y retourne, la beauté de la ligne du rivage. Enfant, grandissant, nous passions de nombreuses heures à nager et pêcher dans le lac. Donc, la vie. Et quoique nous étions très pauvres d’un point de vue de l’argent, nous étions plus à l’aise par rapport aux enfants des petites villes. »

« Le Minnesota était un grand état, riche en minerai de fer, la plupart des petites villes appartenaient à des Compagnies minières, y compris les magasins. Si vous n’achetiez pas dans le magasin vous étiez viré. Moi, j’étais déterminé à ne pas passer ma vie comme mineur. Leurs durées de vie étaient d’environs 50 ans. »

« Notre première école était à environ 2 kilomètres de la maison et, bien sûr, nous y allions à pied. L’école ne possédait qu’une pièce rassemblant de 30 à 35 enfants de la 1er à la 6ème année. Le travail des garçons étaient de veillés à ce qu’il y ai toujours du bois de chauffage et de retirer la neige des toilettes. Un travail dur pour des petits enfants. »
Après avoir terminé notre sixième année, nous prenions le bus pour une ville appelé Marble et une Junior High School qui était de la 7ème à la 9ème année. Ensuite, nous sommes allés au Lycée de Corelaine d’où mes frères et moi fûmes diplômés. C’était à 19 kilomètres de la maison. J’ai été diplômé en 1937. »

« Jeune, j’étais un très bon joueur de baseball et au lycée, j’ai été dans une équipe de basket-ball et j’ai même reçu une bourse partielle d’un petit collège près des « Twin Cities » (NB : Twin Cities est le surnom de deux villes « jumelles » au Minnesota : Saint Paul et Minneapolis) J’y suis resté deux ans, mais en raison de la Grande Dépression, les emplois étaient très difficile à trouver et donc j’ai arrêté le collège et je n’ai pas de diplôme. J’ai eu beaucoup d’emplois, comme joueur de basket-ball notamment et beaucoup d’autres emplois jusqu’au moment où la guerre fut déclaré. Je n’ai jamais fait dans les ligues majeures de baseball, mais après la guerre, j’ai joué dans des Ligues Mineurs et Semi Professionnelles dans le sud du Minnesota.»

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MessagePosté le: 22/01/2012 09:47:58    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 26/01/2012 08:42:37    Sujet du message: Milton L Staley Répondre en citant

2ème Partie: Déclaration de Guerre - Le Pacifique
Citation:
Le 7 décembre 1941, sans aucune déclaration préalable, l’aviation embarquée Japonaise attaque la base naval Américaine de Pearl Harbor sur l’île d’Oahu à Hawaï. Dès l’annonce de l’attaque, le Président Franklin Roosevelt déclare la guerre aux forces de l’Axe.

« Comme tout les jeunes gens, j’ai dû m’inscrire au siège du Comté. Mon numéro fut le 12. Au début j’ai été déclaré « 4-F » parce que je portais des lunettes mais il ne fallu pas attendre très longtemps avant que l’armée ne décide que j’y voyais assez, j’ai donc été repêché le 12 avril 1942. »
« J’ai été envoyé au Camp Roberts en Californie pour y suivre l’entraînement de base. Une fois l’entraînement de base terminé, moi et les gars, ont a été envoyé au Fort Ord dans la région de Bay (NB : San Fransisco) où on a rejoint la 43rd Infantry Division (NB : 172th Regiment) et nous avons embarqué sur le SS President Coolidge, direction le Pacifique Sud le 6 octobre 1942.

« Nous avons navigué seul, le navire avait été un paquebot de luxe avant la guerre, il était plus rapide que les sous-marins Japs. Nous avons fait une halte près d’une île. Nous n’avons jamais su où elle se trouvait. Nous avons pu y voir trois chasseurs décoller. Nous avons été heureux de voir qu’ils étaient des nôtres.
Nous avons ensuite été envoyés vers la Nouvelle Calédonie où nous avons passé trois jours, recevant de l’approvisionnement, etc… Nous n’avons pas été autorisés à aller à terre.
Après, nous avons repris la mer en direction du nord et la rumeur à courus que nous nous dirigions vers l’île d’Espirito Santos dans les Nouvelles Hébrides afin d’y laisser du matériel et ensuite de nous diriger vers Guadalcanal. Notre navire entra dans le port de Santos et toucha deux mines que notre propre Navy avaient mouillés une heure avant que nous n’arrivions. Et pour faire court, le bateau a coulé. »

« Donc, on étaient plus de 5.300 soldats et équipage du navire sur cette île, certain comme moi n’avait que leur short, pas de nourriture ou d’autre chose, mais à nouveau pour faire court, après 5 mois sur l’île de Santos, un Liberty Ship accosta et nous avons embarqué pour l’île de Gadalcanal.
L’île était déjà sous notre contrôle, juste quelques ratissages à faire ce qui était un très bon entraînement pour les troupes. Permettez-moi un petit retour en arrière, sur l’île de Santos, j’ai eu une hépatite et à Guadalcanal, j’ai eu la Malaria.
L’armée m’a envoyé par avion du terrain d’Hendersen jusqu’à une île appelé Efate (NB : une île de Vanuatu) et on m’installa dans un hôpital à Port-Vila. Quand j’ai quitté Guadalcanal, je ne pesais plus que 50 kilos, j’étais presque de retour à mon créateur, je pense. J’y suis resté peut-être quelques semaines jusqu’au moment où j’ai été embarqué sur un navire hôpital provenant de Nouvelle Zélande et partant pour Aukland en Nouvelle Zélande. Ensuite, de retour aux Etats-Unis. Ensuite retour aux Etats-Unis. Quel jour merveilleux le jour où nous avons débarqués à San Fransisco et installé au Letterman General Hospital.
Ensuite, j’ai pris le train pour Memphis dans le Tennessee où je suis entré au Kennedy General Hospital.
Après avoir quitté l’hôpital, j’ai été envoyé dans une caserne au Mississippi qui était un véritable camp de merde. J'y suis resté seulement quelques semaines, quand un matin l'officier commandant ordonna à cinquante hommes d'avancer. Nous étions alignés pour l'inspection du matin. J'ai été le dernier homme sur la liste, on nous a dit que nous allions être envoyés au Fort Breckenridge dans le Kentucky. J'étais heureux parce que je détestais l'endroit où nous étions et je savais que le nouveau fort était un bon endroit. Nous sommes montés à bord d’un train et nous nous sommes dirigés en direction du Nord au lieu du Sud. »

« Après un long trajet en train, nous sommes arrivés au Fort Dix dans le New Jersey où nous avons été affectés à la 90th Division. C’était une bonne base militaire, mais nous ne savions pas à l’époque que nous étions rassemblés là pour que la 90th Division renforce ses effectifs. Et quelques jours plus tard, nous avons appris que nous partions pour l’Europe. Beaucoup de gars n’étaient pas content parce qu’ils avaient des enfants, de la famille et ils étaient très inquiets avant de partir de l’autre côté de l’Ocean. Nous avons passés toute une série d’inspection. Nous étions sûr que nous allions être envoyé en Europe. Certains gars disaient : « Nous ne verrons pas les combats, nous allons simplement être envoyées comme troupes d’occupations ! » Non bien sûr !»

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MessagePosté le: 26/01/2012 14:13:21    Sujet du message: Milton L Staley Répondre en citant

Plus vite les traduction chef ... Very Happy
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MessagePosté le: 27/01/2012 15:30:57    Sujet du message: Milton L Staley Répondre en citant

3ème partie: L'Europe
Citation:
« Nous sommes partis pour le Camp Kilmer, qui était un camp d'embarquement et de là nous avons prit un ferry jusqu’à notre bateau pour notre traverser de l'Atlantique. Le navire sur lequel nous avons embarqués était un bateau anglais, c’était un paquebot de croisière en temps de paix. C'était le « The Athlone Castle ». Oh, alors que nous descendions du Ferry, un orchestre de WAC jouait Victory Polka à l'embarcadère, super à voir !
Nous avons dépassé la Statue de la Liberté, la dernière vision de notre patrie et nous avons pris le large."

« Après avoir passé 12 jours en mer, nous avons fini par ancrer près de Liverpool. Nous avions quitté les Etats-Unis le 3 avril 1944. Nous étions à bord du navire jusqu’au 16 avril 1944, avant de descendre à terre. Nous avons embarqué à bord d’un train britannique et on a quitté Liverpool pour un assez long trajet. Nous avions des rations K pour manger à bord.
Nous avons apprécié notre voyage, nous passions notre temps à regarder ce nouveau paysage très différent de celui des Etats-Unis et les gens, alignés près des voies à nous faire signe, brandissant des drapeaux. Oh, et les trains étaient bien différents des nôtres aussi. Là, les « coaches » étaient des compartiments alors qu’ici, vous êtes assis dans des sièges tous identiques. »
« Nous avions envoyé un détachement en éclaireur avec quelques jours d’avance sur notre arrivée. Nous sommes descendus du train à un endroit appelé Wooferton Juction et nous nous rendîmes en camion à notre nouvelle maison qui se trouvait dans un parc prêté par les Anglais. Ce n’était pas un mauvais endroit. Nous y avons reçu un entraînement et des randonnées à travers la campagne Anglaise pour nous maintenir en forme. La plupart des gars apprécièrent le séjour. La population était super et nous obtenions fréquemment des permissions pour nous rendre dans l’une des trois grande villes voisines : Ludlow, Lieminster et Hereford qui était la plus grande. Il y avait un beau théâtre avec un super orgue qui jouait entre les scènes. Nous fûmes aussi reçus par les civils locaux. »
« Au début du mois de mai, nous sommes parti en train pour le Sud de l’Angleterre où nous avons débarqué près de la ville de Plymouth et ont a été transporté par camion jusqu’à notre nouvelle destination qui était une zone de rassemblement sécurisé. Nous n’étions plus autorisés à aller n’importe où sans avoir reçu un laissez passer. »
« Nous avons échangé tous notre équipement excepté les vêtements de laine que nous portions. Et nous avons reçu un ensemble de vêtement imprégné contre les gaz. Je ne sais pas pourquoi ! Nous avons reçu des munitions le premier jour et des rations K, je pense pour quelques jours. Nous n’avions pas de cantine à laisser derrière nous. Nous étions rassemblés dans des grandes tentes qui furent, quelques jours après gardé par des soldats. Nous avons écouté de la musique, jouées aux cartes et plus ou moins passé notre temps à parler les uns avec les autres au sujet de notre retour chez nous. Le 4 juin 44, je ne suis pas sûr de la date, on nous a dit de nous rassembler en face de la grande tente. On se demandait ce qu’il se passait. Et bien, le Général Omar Bradley nous a fait un discours sur le fait que nous devions être fiers, que nous allions débarquer en Normandie, le D-Day. La plupart des gars ont été stupéfait d’apprendre la nouvelle. Nous n’avons jamais imaginé que notre unité partirait le premier jour. Les 1er et 3ème Bataillons de notre 359th Regiment étaient affectés à la 4th Infantry Division. Nous sommes resté avec la 4th Division durant 3 ou 4 jours et puis nous sommes revenus à notre 359th Regiment avec lequel nous sommes restés jusqu’à la fin de la guerre.
Nous avons quittés notre camp et nous avons embarqué à bord d’un LCI – Landing Craft Infantry. »

« Chaque compagnie avait sa propre embarcation avec personne d’autres à bord mis à part un petit équipage de la Navy pour le faire naviguer. Chaque bateau avait un grand ballon au dessus de lui pour l’empêcher d’entrer en collision avec les autres je suppose. (Note : ce sont des barrages anti attaque aérienne.)
Nous avons fait la traversée de nuit et au levé du jour nous étions ancrés au large des côtes. C’était un spectacle que, quiconque qui était présent, ne pourras jamais oublier ! Le ciel était plein d’avions, Dieu merci, les nôtres ! Les bateaux étaient alignés, prêt à retourner en Angleterre. Nous attendions le moment pour descendre à terre, le moment venus, nous nous sommes déplacés au plus près du rivage, mais nous n’étions pas aussi proches que nous aurions pu l’être. Lorsque nous avons reçu notre ordre de débarquer et de descendre à terre, l’eau était si profonde que beaucoup de gars coulèrent, la tête sous l’eau. J’étais plus grand, j’ai eu de l’eau jusqu’à la taille, aucun problème. L'endroit où nous avons débarqué fut sécurisé le temps que l’on débarque, il y avait beaucoup de tir de sniper et de tir d’artillerie. Nous avons perdu beaucoup de matériel mais pas de victimes que je sache.
J’ai eu très peur ce D-Day, comme tout le monde ! Celui qui dit qu’il n’a pas eu peur, est un putain de menteur ! »

« Nous nous sommes déplacé à l’intérieurs des terres une fois que notre compagnie fut à nouveau rassemblé et nous avons creusés nos positions dans un champ voisin, nous étions trempé, nos vêtements humides mais je ne me rappelle pas si il faisait froid.
Au matin, nous nous sommes déplacés vers l’avant et nous avons passés la nuit dans un verger.
La nuit suivante, nous étions dans des tranchées creusées par les gars de la 82nd Airborne derrière l’église de Ste Mère Eglise. Les choses étaient préoccupées en ce qui concerne le commandement, totalement inexpérimenté en matière de combat et tout ça.
Je ne vais pas aller plus dans le détail sur les combats qui ont suivi, les combats derrières les haies furent vraiment difficiles. »

« Je vais vous parler d’un souvenir qui c’est passé alors que nous étions dans les tranchées à Ste Mère Eglise. Tard ce jour là, l’ordre nous est parvenu de « mettre nos masques à gaz » puis ensuite de l’enlever mais de fixer nos baïonnettes, ce que nous avons fait. Les choses semblaient calmes et nous étions hors de nos foxholes et nous pouvions entendre un avion nous survoler, puis, nous avons entendu le bruit d’une bombe qui tombait, donc nous avons sauté dans nos trous, mais un jeune soldat avait mis son fusil, crosse vers le bas dans son trou et quand il a sauté dans son trou, il s’est empaler sur sa baïonnette. Elle est passée par l’aine et est ressorti à l’arrière. Il hurlait comme un fou mais personne ne pouvait l’aider. Il faisait noir, donc on ne pouvait pas voir la baïonnette. On a fini par la lui retirer et les docs sont arrivés et l’on emmenés. J’ai souvent pensé à ce qui était arrivé à ce jeune gars. Probablement qu’il a été envoyé en Angleterre, nous ne l’avons jamais revu. Nous avons eu quelques jours difficiles. »

« Je vais vous parler d’un souvenir qui c’est passé alors que nous étions dans les tranchées à Ste Mère Eglise. Tard ce jour là, l’ordre nous est parvenu de « mettre nos masques à gaz » puis ensuite de l’enlever mais de fixer nos baïonnettes, ce que nous avons fait. Les choses semblaient calmes et nous étions hors de nos foxholes et nous pouvions entendre un avion nous survoler, puis, nous avons entendu le bruit d’une bombe qui tombait, donc nous avons sauté dans nos trous, mais un jeune soldat avait mis son fusil, crosse vers le bas dans son trou et quand il a sauté dans son trou, il s’est empaler sur sa baïonnette. Elle est passée par l’aine et est ressorti à l’arrière. Il hurlait comme un fou mais personne ne pouvait l’aider. Il faisait noir, donc on ne pouvait pas voir la baïonnette. On a fini par la lui retirer et les docs sont arrivés et l’on emmenés. J’ai souvent pensé à ce qui était arrivé à ce jeune gars. Probablement qu’il a été envoyé en Angleterre, nous ne l’avons jamais revu. Nous avons eu quelques jours difficiles. »

« J’ai été blessé, pas trop gravement, le 12 juin dans la région de Seves suite à des tirs de mortier. J’ai été retiré du front pour récupérer.
Nous avons traversé la France, le Luxembourg, c’est difficile de me rappeler des noms des villes et villages. Je me souviens de Sainte Mère Eglise, Perriers, Gouberville, Chambois, Thionville, Kerling, Dillingen, Berle, Luxembourg c’est tout ce dont je me souviens. On pensait surtout à faire notre job, à ne pas nous faire blesser grièvement ou nous faire tuer.»


J'ai fini mes traductions depuis quelques temps, mais je poste au compte goutte pour que vous puissiez "avoir envie d'en savoir plus!!" Laughing
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MessagePosté le: 28/01/2012 13:06:24    Sujet du message: Milton L Staley Répondre en citant

4ème partie: Souvenirs
Citation:
« Un bon souvenir que je garde en mémoire se déroula alors que nous étions près de Reims. Quelques temps avant, nous nous apprêtions à entrer dans Paris. Nous avons stoppé et nous avons laissé passer la 2ème Division blindé Française. Et donc, nous nous avons été transportés par camion près de Reims et nous avons stationné dans un grand champ de pomme de terre. Ce champ si j’ai bien compris, avait été planté par les agriculteurs à la demande des Allemands. Cet après-midi là, une vache d’un paysan est venue se promener près de nous et comme nous avions beaucoup de garçons de ferme dans notre compagnie, quelqu’un a eu l’idée lumineuse que cette vache serait un bon repas. Donc, ils ont tué la vache et allumé un feu. J’ai été l’un des gars qui déterrèrent quelques patates et nous avons fait une belle fête ce soir là. L’après midi suivant, le commandant de Compagnie nous a réuni et nous dit : “ Les gars, j’ai de bonne et de mauvaise nouvelles à vous annoncer. D’abord, l’agriculteur a qui appartenait la vache qu’on a mangé la nuit dernière veut que nous lui versions 80 Dollards pour sa vache, l’autre mauvaise nouvelle c’est que le commandant du bataillon dit que nous devions sortir l’argent du fond de notre compagnie. Maintenant, la bonne nouvelle, la compagnie n’a pas de fond !!! Nous avons tous trouvé ça drôle, affaire classée ! Je suis sûr que le gouvernement a payé l’agriculteur, du moins, je l’espère. »

« Pendant la guerre beaucoup d'histoires sortent sur les combats et la météo, mais certaines choses ont eu lieu qui furent drôles aussi, du moins pour ceux qui étaient là. »

« Tard un soir de septembre, nous étions dans un petit village près d'une rivière que nous avions traversé en fin d'après-midi et mon peloton avait mis en place deux mitrailleuses près des rives de cette rivière dans le cas où des Allemands attaqueraient de l'autre côté. A la tombé du jour, trois chars de la 10th Armored Division sont arrivés et se positionna près de l’endroit où nos mitrailleuses étaient installés. C'était leur première mission dans une zone de combat. J'ai eu un soldat mexicain qui était un personnage, vous lui donniez quelques verres et on ne savait jamais ce qu'il allait faire. Après quelques heures dans ce village les gars avaient trouvé quelque liqueur d'une certaine sorte et quand est venu le temps de changer les gars qui tenaient les mitrailleuses, Jose, le mexicain, a été l'un d'eux. Tout étaient bien et calme quand j'ai entendu des tirs de mitrailleuses provenant de la rivière et une minute après, un des gars accouru à l'endroit où mon PC était tout excité et cria : « Hey sergent, suivez-moi vite ! » Je lui ai demandé que diable ce passait-il ? Il a dit que José était ivre et avait tiré sur les chars de la 10th Armored! Je suis arrivé aussi vite que j'ai pu et j'ai vu Jose derrière une mitrailleuse se préparant à ouvrir le feu encore une foi sur les chars, je pensais qu’il était devenus fou, j’ai du me battre avec lui pour le repousser de la mitrailleuse. Les pauvres gars dans les tanks ne savaient pas que diable faire. J'ai dit à José : « Mais pourquoi diable êtes-vous en train tirer sur nos propres chars? » Il me dit : « Comme ils n’ont jamais été au combat, cela leur fera un entraînement
Un 1st Lieutenant en charge des tanks arriva en courant, hurlant « Cours Martial » Notre capitaine est arrivé et j'ai dû lui expliquer ce qui c’était passé, il a parlé au Lieutenant de la 10th Armored et lui a suggéré qu'ils se déplacent plus loin de nous sur la rive. Ce qu'ils firent. Notre capitaine revint au village et il a commencé à rire et dit: « Eh bien, ils ont eu leur baptême du feu qui leurs ont fait claqués des fesses ! » et c’était fini.
Nous avons tous pensé que c’était drôle, même quand on savait que cela aurait pu coûter sa vie a Jose si un des nouveaux lui avait tiré dessus en retour! Il fallait être là pour voir que ce n’était pas un truc de fou mais quelque chose de drôle. (Jose a eu beaucoup de chance de ne pas avoir été arrêté, il aurait pu avoir de gros problème)
Désolé de dire que Jose fut tu au combat dans les Ardennes! Je dois dire que c’était un bon soldat, il était intrépide et faisait du bon travail!»

« Une autre histoire qui s'est passé quelques temps vers la fin du mois de septembre ou début octobre, les dates ont été difficiles à retenir, même alors. Nous avions été au combat pendant des jours et nous étions fatigués et nous avions perdu pas beaucoup mais quelques hommes. Nous étions dans une zone d'attente, ce qui signifie pas dans une zone de combat, quand en début d’après-midi, notre chef de peloton nous a rassemblés hors de nos foxholes et nous dit que nous allions faire une courte marche vers un autre endroit, nous avons commencés à râler parce que nous pensions être là pour nous reposer.
Nous avons donc commencé à suivre le Lieutenant Clyde A Cortez dans la boue et ce n'est que après quelques kilomètres que nous sommes arrivés dans un petit village (nom inconnu) et notre lieutenant pointa une école à l’entrée du village et nous dit: « Les gars allez voir dans le bâtiment » nous y avons été et nous y avons eu la meilleur putain de bière party que nous n’avions jamais eu ! Il nous a dit que nous allions fêter ça sans que personne ne le sache, ni notre commandant de compagnie, ni aucun officier au dessus de lui.
Comme nous sommes arrivés au bâtiment près de la porte d'entrée était deux barils de bière du Luxembourg (Nous le savions parce que c’était écrit dessus) Un cas y a percé des trous et de la bière doré à commencé à couler dans nos gamelles, quelle beau spectacle !
Je vais vous dire quelques mots à propos de notre chef de peloton. Son nom était Clyde A Cortez et il était d’origine Mexicaine et venait de l'Arizona. Il portait des révolvers à la manière du Général Patton et il portait un couteau de chasse aussi. C’était un bon gars!
Et bien après quelques bières supplémentaires derrière la cravate, ils étaient très enivrés et décidèrent de se replier vers une pièce de l'autre côté du couloir vis à vis de la pièce où était la cible.
Un mec est sorti de la pièce où étaient stockés les fûts de bière et nous raconta ce qui se passait, et je me souviens qu'il répétait "Ces mecs sont dingues!!!". Il traversait le couloir en disant cela quand un couteau l'a manqué d'un cheveu. Il est revenu sur ses pas et après une vive discussion, on est parvenu à les séparer.
Dehors, les gars ne parvenaient pas à mettre en perce le second fût de bière. A peu près à ce moment là, le Lieutenant Clyde A Cortez est arrivé et, après avoir observé ce qui se passait, a dégainé ses deux revolvers en disant : "Reculez vous les gars!", et a tiré dans la barrique. Nous lui gueulions d'arrêter de tirer, et nous avons placé nos quarts sous les trous de balle pour les remplir. Aucun problème! Ce fut vraiment une grosse fête. J'aimerai avoir pu enregistrer tout cela en video! Enfin bref, on a descendu toute la bière, et on est reparti en marchant vers nos trous. Quel groupe, un peu dépité mais heureux, que le nôtre, au moins certain d'entre nous, quand nous sommes parvenu "à la maison", c'est à dire nos foxholes. C'est un moment que je n'oublierai jamais. On ne s'est jamais soucié du combat ou de quoi que ce soit d'autre.

« Un jour, j’ai vraiment crus que j’allais mourir. Ce fut le 12 novembre 1944, lors d’une contre attaque Allemande sur le village de Kerling en France. L’après-midi, la veille, nous avions libérer le village sans problème. Mais durant la nuit, les Allemands nous ont contre-attaqués. Sur les 144 hommes, seulement 29 n’ont pas été capturés ou tués. Ce fut une nuit d’enfer ! Nous avons même été mitraillés par nos propres appareils cet après-midi là.
J’y suis retourné fin juin 2011, le bâtiment où mes gars étaient installés étaient toujours là. Elle avait un nouveau toit. »

« Durant la Bataille des Ardennes, j’ai à nouveau été blessé. Nous étions dans la cours d’une ferme et je tentais de rejoindre mes gars de l’autre côté d’une route. Nous traversions l’un après l’autre. Les Allemands étaient vraiment très proches et nous tiraient dessus. Juste quelque uns avait réussis à traverser quand un obus de mortier atterri où nous étions. Une dizaine ou plus ont été tués sur le coup et moi j’ai été blessé. J’ai été évacué vers un hôpital proche de la ville de Luxembourg. Je suis sur que d’autres unités de la division sont arrivés pour nettoyer de toute présence Allemande. »

« C’était la procédure normal… Je suppose que le reste de ma compagnie firent partie de ceux qui repoussèrent les Allemands en les tuants, en les blessants, et peut-être en capturant certains. Même si une compagnie avait beaucoup de perte, elle continuait le combat sans jamais recevoir un jour de repos, seulement continué, parfois, les hommes devaient se replier et se regrouper. Ont appelaient ça, procéder à une retraite stratégique !!
C’est vraiment difficile de se souvenir des endroits et des évènements qui sont arrivés il y a si longtemps maintenant surtout quand vous avez essayé d’oublier la guerre pour continuer à avancer dans votre vie. Je pense que la plupart des vétérans ont eu la même réaction. »

« Un autre sentiment partagé par tous les vétérans, je pense, c’est sur la raison de notre combat. Mes sentiments sur les Allemands durant la guerre était d’en tuer autant que possible, de terminer la guerre et de rentrer à la maison. La politique n’entrait pas en question. Puis, j’ai vu un camp dont je ne me rappelle plus le nom. Il n’était pas grand et j’y ai vu que les prisonniers avaient été maltraité par les Allemands. Quand j’ai vu les horreurs de ce camp, cela m’a donné une bonne raison de détruire l’ennemi, pour que cela ne se reproduise plus ! Après avoir vu comment l’ennemi avait traité de façon si impitoyable non seulement les prisonniers, mais aussi les peuples, j’ai compris pourquoi nous étions en Europe. »

« On pouvait devenir officier en suivant les cours d’Officiers Candidate School » qui duraient 90 jours. Les 2nd Lieutenant qui en sortaient n’avaient aucune expérience du terrain, mais ce la pêtaient grave parce qu’ils étaient officiers. Les officiers d’expériences les appelaient les « 90 days Wonders » les merveilles de 90 jours ! Nos officiers en avaient marre de ces « 90 days Wonder », ils préféraient laisser le commandement aux Sergents. Cela ne me rendit pas malheureux parce que nous plaisantions souvent sur le fait que devenir officier c’était signer son arrêt de mort, il ne durait jamais longtemps.»

« Un autre bon souvenir que je garde en mémoire ce produisit lorsque nous avons prit la ville de Mayence. On a pris la ville si vite que là où nous nous trouvions, l'électricité marchait encore ; donc, mes amis et moi-même nous avons trouvés un bistrot. On est entré et ils venaient juste de mettre un tonneau de bière en perce et il y avait toujours de l'électricité pour le juke box. On a donc joué au barman à tour de rôle, on mettait le juke box en marche et on dansait, on revenait vers le bar en demandant au barman "Une bière barman!". On s'est vraiment bien marré et on était un peu bourré quand le jus a été coupé. On est revenu vers notre compagnie et on a tout raconté à nos potes sur ce bistrot. Ils nous ont demandé de leur indiquer l'endroit. Mais on ne parvenait plus à le retrouver... Fin de l'histoire.
Aujourd’hui, rien qu’en repensant à ce souvenir, j’en rigole encore ! »

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l'adresse mail: x_va@hotmail.com

"L'homme est souvent décevant,
mais parfois époustouflant."
Olivier de Kersauson


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MessagePosté le: 04/12/2016 07:10:54    Sujet du message: Milton L Staley

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